Expédition scientifique réussie pour la CCS qui a recensé plus de 9 espèces de cétacés en moins de deux semaines

Fondée en 2020 par deux biologistes marins originaires de Guadeloupe et de Martinique, la Caribbean Cetacean Society (CCS) est une ONG qui se donne pour objectif principal la protection des cétacés des eaux caribéennes. Pour ce faire, le champ d’action de la CCS se décline en 4 activités : la production de bases de données scientifiques (1) pour améliorer la connaissance des cétacés et diffuser des informations sur les menaces existantes afin de sensibiliser les populations locales et les décideurs politiques (2). L’idée étant de permettre aux gouvernements d’avoir des données de références sur lesquelles s’appuyer pour élaborer et mettre en place des mesures de gestion/conservation adaptées et plus protectrices des cétacés (3). A noter que la CCS a fait le choix de travailler non pas uniquement dans les Antilles Françaises, mais à un niveau régional -à savoir dans l’ensemble de la Caraibe- et de fait, travaille à la constitution d’un réseau de coopération d’acteurs engagés, par la mise en relation de chercheurs, jeunes, associations et gouvernements des différents territoires (4). Ce parti pris se justifie par le fait que les cétacés ne comprennent pas les frontières et de fait, se déplacent librement entre les îles.

Une protection optimale des cétacés recquert donc une coopération régionale accrue entre les îles, et ce d’autant plus que les cétacés des Antilles (qui abritent plus d’un tiers de la diversité des espèces présentes dans le monde) sont en danger.

Or d’après plusieurs études réalisées, il semblerait que l’homme soit à l’origine de multiples de ces menaces : collisions avec les navires, pollution chimique, pollution par les déchets, pollution sonore, mais surtout la pêche aux cétacés.

En effet, de nombreux pays de la Caraibe autorisent la pêche aux cétacés et si la pêche à la baleine fait souvent l’objet de régulation, ce n’est pas vraiment le cas de la pêche aux dauphins qui se pratique quotidiennement voir journalièrement.

Or cette activité anthropique a de graves conséquences sur la biodiversité marine des Antilles.
En plus d’être des mayons essentiels de l’écosystème marin, les cétacés réalise un travail écologique essentiel puisqu’ils permettent une absorption de CO2 équivalente à 4 fois celle de la forêt amazonienne, représentant ainsi un levier très important contre le changement climatique.
Sauver les cétacés c’est donc sauver notre planète.

C’est en ce sens, que l’Ambassade soutien -depuis 3 ans maintenant-, par le biais de son axe « Recherche », les actions de la CCS. Outre ce soutien financier, l’Ambassade aide également la CCS à obtenir les permis de recherche auprès des différentes îles traversées durant les expéditions scientifiques de la CCS, car en effet, le travail de production de données scientifiques, de sensibilisation et de coopération et de la CCS se fait notamment par le biais d’expéditions scientifiques.

Ces expéditions scientifiques participent au programme « Ti Whale An Nou » et sont conduites dans l’ensemble des Antilles (d’Anguilla à la Grenade), avec un effort de recherche réparti en trois sous zones de recherche nommées sud, centre et nord.

L’expédition scientifique à laquelle participait l’Ambassade s’est déroulé du 16 au 19 juin, dans les iles du Sud (Martinique, Sainte Lucie, Saint-Vincent et les Grenadines et la Grenade). Il s’agissait de la 21 ème expédition scientifique de la CCS.
11 personnes -avec une représentativité géographique qui couvrait 6 îles (Saint-Vincent et les Grenadines, la Grenade, Sainte Lucie, la Jamaique, la Martinique et les îles Turques and Caiques)- ont participé à cette expédition. Parmi les participants, des scientifiques des biologistes marins, des vétérinaires spécialisés dans la faune sauvage, des directeurs d’ONG de conservation de la faune marine, des représentants des gouvernements (Ministère de l’Environnement, Ministère des Fisheries).

Cette représentatitivité témoigne d’un véritable coup de force de la CCS qui a réussi à construire un véritable réseau de coopération transnational, favorisant ainsi la montée en compétence de plusieurs acteurs régionaux. Ce succès mérite d’être salué car rares sont les projets de coopération qui intègre réellement la Caraibe anglophone.
Afin de renforcer son ancrage local et d’intégrer au mieux les acteurs de la Caraibe anglophone -dont, pour la plupart, les pratiques et conceptions diffèrent de celles de la CCS -, la CCS a fait le choix de ne pas entrer en confrontation direct et de fait, de privilégier une approche collaborative basée sur le dialogue, l’idée étant de faire évoluer les mentalités par le biais de la coopération et l’apport de données scientifiques.
Il est ainsi question de sensibiliser à l’importance, ainsi qu’aux potentielles retombées économiques de l’économie blueue, en promouvant et en formant les acteurs à des pratiques de tourisme durable telles que des observations (non intrusives) de cétacés qui peuvent générer de nombreuses sources de revenus pour les populations.

Soutenir la CCS, c’est donc soutenir l’économie durable des Antilles tout en s’engageant en faveur du climat et de la biodiversité, conformément aux engagements pris par la France dans le cadre de la COP 15 de 2022.

Pour plus d’informations au sujet de la CCS, nous vous invitons à les suivre sur leur réseaux :
Page Internet : https://www.ccs-ngo.com/about-us?lang=fr
Page Instagram : https://www.instagram.com/caribbean_cetacean_society_ccs/
Page Facebook : https://www.facebook.com/CaribbeanCetaceanSociety/?locale=fr_FR

JPEG

JPEG

JPEG

Dernière modification : 04/07/2023

Haut de page